Mardi 23 juin 2009
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16:00
Le spaghetti bolognaise

Même si Bologne n’est pas vraiment situé au cœur de la Belgique et si le spaghetti que l’on prépare ici n’a pas vraiment de rapport avec celui que l’on prépare là-bas dans le nord de la botte,
les spaghettis bolognaises sillonnent notre vie, semaine après semaine, comme les tasses de café nos matinées et les pistolets nos dimanches.
Si l’on considère un individu normal d’une quarantaine d’années toutes vécues en Belgique, on peut calculer de façon approximative
qu’il a mangé en sa vie, à raison d’un par mois (et c’est un minimum), au moins 2000 spaghettis bolognaises. Non, je n’exagère pas car s’il est vrai qu’avant l’âge de un an, il en consomme
relativement peu, il se rattrape par la suite. Armé d’à peine six dents, le petit Belge assis dans sa chaise haute attaque déjà à la cuiller en plastique ergonomique les pâtes coupées en tout
petits morceaux par sa maman chérie.
On retrouve d’ailleurs le plat au menu enfant de beaucoup de restaurants, pour ceux qui n’aiment pas les fish sticks ou les dés de poulet. Durant son enfance et son adolescence, il déguste le
spaghetti maison, sauce en boîte à laquelle on rajoute le haché ou mijoté doucement tout l’après-midi sur la cuisinière.
Pendant ses années d’études et au début de l’émancipation, les choses se gâtent quelque peu. Il ne sera plus question que de sauce en boîte et encore, la moins chère possible. Les spaghettis
seront cuits dans une casserole de dix litres pour au moins quinze personnes, ce qui garantit un pain de pâtes à découper à la scie sauteuse dans le meilleur des cas. Bien souvent d’ailleurs, il
n’est même pas besoin d’égoutter la chose, l’eau ayant fuit la casserole dès la quatrième minute de cuisson. Une fois installé dans son épanouissante vie de couple puis de famille, le Belge
reprend le droit chemin, celui de la sauce mijotée. Les ingrédients varieront. Tantôt uniquement à la tomate, tantôt s’ajoute une note de fantaisie avec quelques champignons, poivrons ou
carottes. Le fromage râpé sera italien ou non. Qu’importe finalement ? Le spaghetti bolognaise, non content de faire partie de la table familiale, se mange également sur le pouce, accompagné d’un
verre de rouge du patron pour tromper une mauvaise faim mais c’est un mauvais calcul (tant que ce n’est pas à la vésicule) car un spaghetti bolognaise ne doit jamais être sous-estimé. Bien faite,
la chose peut atteindre des sommets. Et vous voyez ce dont je parle, c’est certain
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Publié dans : recette d'andré
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Par carambaole
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