Mercredi 25 février 2009
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Le Sirop de Liège
Voilà encore une bien belle histoire qui, à peu de choses près, est aussi vieille que la Belgique. J’exagère un peu mais tout de même cette histoire-là
remonte à 1902, date où l’idée de tirer de ces juteux vergers, un commerce fructueux germa dans la tête de Clément Premier.
Non, il ne s’agissait pas d’un pape sinon on l’aurait nommé libellule ou papillon, mais bien d’un homme à petites lunettes et au sens développé des
affaires. Tant et si bien développé qu’il décida d’installer sa siroperie (ce n’est pas un mot grossier, calmez-vous) à Aubel près de la gare. Hé, Hé … Histoire d’ouvrir un snack proposant des
tartines au sirop de Liège. Mais non, hein ! Histoire de pouvoir distribuer son produit dans le vaste monde. Et ça marcha. Car le vaste monde avait besoin de vitamines, de se faire des moustaches
brunes et d’avoir les doigts qui collent à mort et n’avait pas forcément à sa disposition de poires, de pressoir et de chaudière en cuivre pour la cuisson à la vapeur.
Je ne vais pas vous détailler toute l’histoire des Clément mais sous Clément Deux, le logo du Vrai Sirop de Liège a vu le jour sur les boîtes en carton. Les poiriers blancs stylisés sur fond de
vert des prairies et de bleu du ciel, en frise tout autour de la boîte. Simple et intemporel. Ca ne fait jamais qu’une cinquantaine d’années au bas mot qu’il fait partie de notre paysage
gustato-visuel.
Les usages du sirop de Liège sont variés et vont (attention, cette liste n’est pas exhaustive) de la tartine du matin, à celle de dix heures, à celle de quatre heures, en passant par les boulets
sauce lapin, les travers de porc laqués, le toast de camembert passé au barbecue et recouvert d’une bonne couche de sirop pour terminer par le collage des images Panini dans les albums de foot.
En un mot, la Belgique ne serait plus vraiment la Belgique sans une pointe de couteau de vrai Sirop de Liège volée par gourmandise avant de refermer le pot.
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Par carambaole
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